C'est l'étape que les clients sous-estiment le plus. Déposer 20 m² de carrelage scellé génère près d'une tonne de gravats, beaucoup de bruit et énormément de poussière. Nous travaillons avec aspiration à la source et confinement par bâches, mais il faut être lucide : un chantier de dépose reste salissant. Dans un immeuble lyonnais, il faut aussi anticiper l'évacuation — nombre d'immeubles anciens n'ont pas d'ascenseur, et les gravats descendent à la main.
Un carrelage collé se dépose relativement facilement. Un carrelage scellé sur lit de mortier, courant avant les années 1980, emporte souvent une partie de la chape avec lui : il faut alors prévoir une reprise du support.
Sous un carrelage des années 1960 ou 1970, on trouve fréquemment des carreaux de ciment d'origine, une chape épaisse et parfois un plancher bois affaibli. La dépose peut réserver des surprises.
Autre point spécifique : la copropriété. Les travaux bruyants sont généralement encadrés par le règlement de l'immeuble, avec des horaires imposés. Nous nous y conformons et prévenons systématiquement des créneaux — c'est ce qui évite les conflits de voisinage pendant un chantier.